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Plongée dans un océan de découverte


Témoignage d'une bénévole chez Dediĉi sur l'univers des personnes handicapées

Annie, bénévole engagée depuis trois ans chez Dediĉi, partage ses fascinantes découvertes au sein de la communauté des personnes handicapées. À travers des ateliers de renforcement entre parents, elle a été témoin de l'endurance extraordinaire des mamans qui continuent à faire face aux défis de la naissance d'un enfant handicapé, même à un âge avancé. Annie nous dévoile également l'histoire bouleversante d'un père veuf, déterminé à préparer au mieux l'avenir de son fils lorsque lui-même ne sera plus là. Découvrez comment les "cabanes au fond du jardin" de Dedici offrent un un cercle de confidences propice à de profonds échanges, où les familles et les professionnels s'unissent pour trouver des solutions et favoriser un dialogue authentique. Pour Annie, cette expérience est un océan de découvertes qui l'enrichit, malgré les moments où elle a besoin de prendre du recul."


Annie

Je découvre un Océan. Une bénévole raconte ses découvertes dans l’univers personnes handicapées

Annie est bénévole chez Dedici depuis 3 ans et elle anime des ateliers de renforcement entre parents qui lui racontent beaucoup. Elle nous confie ses découvertes.

Dediĉi : Qu’est-ce qui vous a amené à pousser la porte de Dedici ?

Annie : C’est un autre bénévole qui m’a proposé de venir parce qu’il avait l’intuition qu’il y avait vraiment quelque chose à faire avec la démarche Dedici

D : Qu’est-ce que vous avez découvert ?

A : Ce qui me touche le plus, c’est l’endurance des Mamans ; à 80 ans, avec un fils de 55 ans dans un établissement, elles cherchent encore et toujours à faire face à ce choc de la naissance d’un « rejeton » avec un handicap. Et elles viennent dans la démarche Dediĉi avec le désir de prendre tout ce qui pourra être bon pour leur fils qui est en même temps la fierté de leur vie.

Je pense aussi à ce Papa, veuf, qui se prépare à partir lui-même et qui veut tout bien faire pour que ça se passe le mieux possible quand son fils n’aura plus de parent.

D : Comment fonctionnent vos fameuses « cabanes au fond du jardin » ?

A : Le principe est très simple : une fois par mois, nous suggérons que la personne handicapée ait un vrai temps d’échange, rien que pour elle, avec les représentants des deux soutiens qui sont le plus importants dans sa vie (famille-soutien inconditionnel et référent professionnel) : ils se voient dans un endroit où la personne handicapée va se sentir à l’aise ; souvent sa maman et un éducateur ou une aide-soignante. Et là, beaucoup de choses deviennent possible : dans un cadre de confiance où on est là que pour lui, pas mal de personnes qu’on n’entendait peu se mettent à dire ce qui est important pour eux. En se voyant régulièrement, des parents font connaissance « pour de bon » avec des professionnels qu’elles savent qu’elles vont revoir ; alors, des tas de choses changent dans la relation dans ce trio. Apprendre à se parler et de parler vraiment, ça s’apprend.

D : Et vous comment vivez-vous tout cela ?

A : C’est un océan de découvertes. J’ai été assistante sociale, j’ai travaillé longtemps pour la formation des travailleurs sociaux, mais là, je découvre des tas de choses ; ça me fait du bien même si quelquefois, j’ai envie de souffler un peu.

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