Pour comprendre les rôles essentiels dans l'accompagnement des personnes vulnérables Dediĉi utilise une figurine interactive, un totem, pour illustrer les cinq rôles clés impliqués dans la démarche d'accompagnement des personnes vulnérables. En mettant en scène un bonhomme bleu, un soutien indéfectible en rouge, un coordinateur en vert, des intervenants en noir et des institutions en jaune, Dedici promeut une collaboration étroite et régulière au sein d'une "cabane" de confiance et de confidence. Découvrez comment cette méthode favorise l'autodétermination et facilite la recherche de solutions pour améliorer la vie des personnes vulnérables.
Le bonhomme bleu est le plus important. C’est parce que cette Personne est vulnérable que nous nous mobilisons autour d’elle, que nous veillons à l’aider. Mais c’est elle qui a le rôle central, le premier rôle (rôle 1) , surtout quand elle a besoin d’aide pour prendre toute sa place.
Ce que nous figurons en rouge chez Dediĉi, c’est le rôle 2, la Défense Ultime. C’est formidable, d’avoir des gens qui nous soutiennent quoi qu’il nous arrive et nous soutiennent comme ça toute notre vie. Idéalement, nous pensons que ce sont les parents, c’est souvent vrai, mais souvent aussi c’est dans un entourage plus large que ces soutiens inconditionnels sont présents.
Face aux multiples besoins et obstacles de la vie d’une Personne vulnérable, « celui qui s’occupe de la situation », en rôle 3, vient en aide pour prendre la mesure des besoins, trouver des moyens ou des adresses qu’on ne connaît pas, d’autres choses, de meilleurs intervenants, un établissement ou des vacances. Nous le figurons en vert. Souvent, plusieurs professionnels jouent ce rôle de coordination et se concertent pour cela.
Ces trois types d’acteurs-là, bleu, rouge et vert, Dedici préconise de bien repérer qui ils sont, et comment ils s’organisent entre-eux pour former le premier cercle de confidence, un trio, une triade d’autodétermination ; et de le leur dire quels rôles premiers ils tiennent.
Et nous les invitons à une collaboration étroite et régulière. C’est ce que nous appelons la « cabane » chez soi, au fond d’un bois, au fond d’un jardin, en un lieu, en un temps, entre eux, au choix.
Par exemple, une fois par mois ou toutes les six semaines, une personne handicapée reçoit pendant une heure ou plus, dans un lieu où elle est à l’aise, une personne de la Défense ultime et un professionnel référent. En se voyant régulièrement et pour écouter et comprendre comment la Personne en bleu vit sa vie, des tas de choses apparaissent et les trois peuvent se mobiliser pour chercher des solutions et faire avancer les choses. Lorsque ces trois-là marchent bien ensemble, ils peuvent expliquer aux autres ce qui conviendrait pour avancer.
Le rôle 4 (en noir), ce sont tous les intervenants, bénévoles et professionnels : ils sont souvent nombreux autour d’une personne vulnérable. Bien sûr, chacun peut faire du mieux qu’il peut pour aider : aide soignante, ergothérapeute, psychologue, assistante sociale, éducateur, …. le progrès principal que nous préconisons, c’est qu’ils agissent en lien avec le trio bleu-rouge-vert dont nous venons de parler et en soutien de tous les acteurs dans les cinq rôles ;
Le rôle 5 (en jaune), c’est celui des institutions : les établissements qui prennent en charge ou soutiennent, le financement de tout ça, les lois et les institutions. C’est essentiel que ces entités-là tiennent leurs responsabilités mais le plus souvent, la triade a besoin de se faire entendre pour que ce soient bien ces trois-là ensemble qui disent quel est le besoin plutôt que d’avoir des tiers qui parlent pour eux.

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